Atelier de restauration de lustres MAELIS © Frédéric Colombo
Du 29 octobre au 1er novembre se tiendra au Carrousel du Louvre la 31e édition du Salon International du Patrimoine Culturel, organisé par Ateliers d’Art de France. Durant quatre jours, le travail de plus de 300 exposants sera présenté aux quelque 21 000 visiteurs attendus sur l’événement. Après une édition 2025 célébrant l’Art déco, en 2026 le Salon fait place au « Patrimoine en lumières ».
Cette année, la lumière s’impose comme le fil rouge du Salon du Patrimoine. Fonctionnelle, artistique ou symbolique, elle devient ici un véritable outil de lecture et de mise en valeur du patrimoine, révélant les matières, soulignant les volumes et faisant dialoguer l’histoire des lieux avec leur mise en scène contemporaine. À travers ce thème, le salon met en lumière les savoir-faire et les entreprises qui imaginent, fabriquent et mettent en œuvre des solutions d’éclairage pour accompagner la restauration et la valorisation du patrimoine bâti et mobilier — qu’il soit historique, religieux, civil ou paysager.
Encore une fois cette année, l’événement se démarque par la diversité des entreprises, artisans d’art et créateurs qu’il accueillera. La thématique de la lumière rassemble ainsi des créateurs de luminaires, des maîtres verriers, des bronziers et ferronniers d’art, mais aussi des éclairagistes et concepteurs lumière, ainsi que des entreprises spécialisées, des ateliers d’art et des manufactures faisant de la lumière leur matière première. Parmi les exposants illustrant cette thématique, les visiteurs pourront notamment découvrir le travail d’Atelier Aura, Studio Vitrail Bianconi, Miroiterie Perucca & Peronino, Atelier Taduy, MGS 3D, CBenoît et Maison Tricard.
Au-delà des stands, le Salon propose également une riche programmation permettant d’aller plus loin dans la découverte de ces savoir-faire. Ainsi, une trentaine de conférences, plusieurs remises de prix, et des démonstrations seront proposées. Mention spéciale pour les nombreux artisans d’art qui partageront leurs techniques et leur talent à travers des ateliers de restauration d’éventails, de vitraux animés, de pose de feuille d’or, de sculpture, et de broderie, pour n’en citer que quelques-uns. « Ce salon permet la fédération de tous les acteurs du secteur, derrière une seule bannière, la reconnaissance et la valorisation des métiers d’art et du bâti, aux niveaux local, départemental, régional, national et international. Lieu de débats, de rencontres et de développement économique, l’événement permet de construire ensemble le Patrimoine de demain et ravit chaque année un public de plus en plus nombreux constitué d’amateurs et fermes défenseurs de ce secteur », confie Stéphane Galerneau, Président d’Ateliers d’Art de France et du Salon International du Patrimoine Culturel.
Mais cet événement ne se résume pas à une exposition d’objets d’exception. Le Salon est en réalité porteur d’enjeux majeurs pour les métiers du patrimoine et apporteur d’affaires. Ainsi, durant ces quatre jours, les exposants auront l’occasion de rencontrer de potentiels clients, mais aussi de recruter de nouveaux talents, et ainsi de participer à une mission de plus en plus cruciale : la transmission du savoir-faire. Lieu instigateur de synergies, il se met au service de la préservation du patrimoine historique et vivant, accueillant notamment un stand dédié à la formation. « La reconduction du pôle dédié à la formation souligne l’engagement d’Ateliers d’Art de France et de ses partenaires pour valoriser les filières du patrimoine et rendre visibles les enjeux de transmission des savoir-faire. Former les générations futures aux métiers d’art, c’est garantir la survie de ces savoir-faire », conclut le Président. •
photos : Restauration d’un lustre ancien selon des procédés écoresponsables, atelier de restauration de lustres MAELIS © Frédéric Colombo • Pomone dans l’atelier Aura | Marie Roux, artisane d’art © Tous droits réservés